Soirée chef d'œuvre

La terre des pharaons

Projection en plein air
Samedi 20 août 2022 à 20h45 - Théâtre antique (Arles)

Pour Francois Truffaut, “Terre des Pharaons” est l’un des meilleurs films (qu’il ait) jamais vu (car) il apporte nouveauté et intelligence”. Venez donc assister, en clôture de notre 35e Festival, à la construction de la grande pyramide du Pharaons Kéops, dans l’écrin de notre tout aussi grandiose théâtre antique.

Prélude

Carmina amoris
Environ 15 min Mathieu Bertello

Poèmes latins, chantés et mis en musique, sur le thème de l'amour. Le compositeur a cherché à donner la représentation la plus vivante de cette langue, parfois qualifiée de morte, pour en faire goûter la souplesse et les couleurs, tout en respectant la prononciation et le rythme des textes originaux de Lucrèce, d'Ovide et d'Horace.
Pianiste : Cécile Veyrat.

Infos pratiques

Date et lieu

Tarifs

  • Plein tarif : 7 €
  • Tarif réduit : 5 €
    (-18 ans, Étudiant (-26 ans), Adhérent Péplum, Adhérent Arelate, Pass monument de la ville (Avantage ou Liberté) daté de la semaine du festival)
  • Pass 3 soirées : 15 €
  • Pass 6 soirées : 25 €

Projection

  • Film diffusé en version originale sous-titrée en français

Le film

La terre des pharaons

La terre des pharaons (1955)

Réalisé par : Howard Hawks
Avec : Jack Hawkins, Joan Collins, James Robertson Justice
Nationalité : Etats-unis
Durée : 99 minutes

Synopsis

Vers 2 800 ans avant notre ère, le pharaon Chéops, obsédé par le pillage du tombeau de son aïeul Seratini, décide qu’à sa mort son corps et ses fabuleuses richesses seront enfermées dans une pyramide inviolable et colossale afin qu’ils se conservent éternellement.
Sur son ordre, l’un de ses prisonniers de guerre, le talentueux architecte Vashtar, établit des plans dont l’ensemble s’affirme comme un véritable chef-d’œuvre d’audacieuse habileté.
Pour construire cet édifice de 138 mètres de haut, des milliers d’hommes vont être soumis à un travail harassant et souffrir pendant plusieurs années…

A propos

Etonnant scénario que celui de Terre des pharaons, dont l’un des paradoxes est d’être basé — consciemment ou non, peu importe — sur le mythe médiéval de Jacob, l’Hébreu qui aurait construit les pyramides, silos à grain devant sauver l’Égypte pendant la période des vaches maigres. Qui sont ces Kushites, dont le nom devrait désigner plutôt des Éthiopiens, mais dont le dialogue nous situe la capitale du côté de Byblos… c’est-à-dire du côté du Liban/Is­raël… et dont le chef, incarné par sir Robertson Justice, a la tête — et la barbe — d’un prophète biblique. Vashtar reflétait-il le mythe maçonnique d’Hiram/Salomon et du Grand Temple, ou une illustration du sionisme ? (Nasser interdira la projection du film en Égypte prétextant que Justice, cousin de la reine d’Angleterre, était juif !)

Pour la ville et le palais, Jean-Luc Bovot notera : «Le génie d’Alexandre Trauner s’exprimera dans l’emploi d’un quartier actuel du Caire remodelé et d’une porte trompe-l’œil pour montrer le retour du pharaon Chéops à Memphis. (…) Le palais reconstitué par Alexandre Trauner défia l’absence de sources archéologiques par l’emprunt de la colonnade d’entrée du complexe de la pyramide de Djeser à Saqqarah et des tuiles vernissées vertes du tombeau. Choix judicieux puisque chronologiquement proche du règne de Chéops et à l’époque seul «palais» connu.»

 

Michel Eloy