Soirée grand classique

Antoine et Cléopâtre

Projection en plein air
Jeudi 18 août 2022 à 20h45 - Théâtre antique (Arles)

La mort de Jules César en 44 av. J. Christ n’a pas mis fin aux guerres civiles qui ravagent la République Romaine depuis des années. Cléopâtre, la reine d’Egypte, cette fois va séduire Antoine, le rival d’Octave.  Pour le meilleur et surtout le pire pour l’Egypte des Pharaons qui va perdre son indépendance… Chanté, joué, décliné en anglais, en latin, en français, l’amour n’est-il pas un langage universel ? Qu’en adviendra-t-il de cette tumultueuse histoire d’Antoine et Cléopâtre ?

Prélude

Exit César vs Marc-Antoine. Vous avez dit discours ?
Environ 15 min Thierry Paillard et Olivier Renne

Thierry Paillard et Olivier Renne réinterprètent l'assassinat de Jules César et le célèbre discours de Marc Antoine devant la plèbe, d'après l’œuvre dramaturgique de Shakespeare. Un instant historique et une tragédie romaine enflammée par le rythme des percussions.
Thierry Paillard, acteur, metteur en scène, et Olivier Renne, musicien, peintre.

Infos pratiques

Date et lieu

Tarifs

  • Plein tarif : 7 €
  • Tarif réduit : 5 €
    (-18 ans, Étudiant (-26 ans), Adhérent Péplum, Adhérent Arelate, Pass monument de la ville (Avantage ou Liberté) daté de la semaine du festival)
  • Pass 3 soirées : 15 €
  • Pass 6 soirées : 25 €

Projection

  • Film diffusé en version originale sous-titrée en français

Le film

Antoine et Cléopâtre

Antoine et Cléopâtre (1972)

Réalisé par : Charlton Heston
Avec : Charlton Heston, Hildegarde Neil, Eric Porter
Nationalité : Espagne, Suisse, Grande-Bretagne
Durée : 138 minutes

Synopsis

Quatre ans après l’assassinat de Jules César, la République de Rome est gouvernée par un triumvirat composé de Marc Antoine, Lépide et Octave. Au cours d’une campagne militaire en Afrique, Antoine s’est épris de Cléopâtre et a négligé ses devoirs envers l’État.
En apprenant que sa femme Fulvie et son frère Lucius ont été expulsés d’Italie pour s’être révoltés contre Octave, il décide de quitter l’Égypte pour rejoindre Lépide et Octave qui se préparent à affronter Sextus Pompée dans une lutte pour le pouvoir.
Octave, qui désapprouve la liaison d’Antoine et de Cléopâtre, se réconcilie avec Antoine à condition que celui-ci épouse sa sœur Octavie.

A propos

Fort bien interprété — comme toujours, lorsqu’il s’agit de Charlton Heston — le personnage d’Antoine, physiquement peu ressemblant certes, est celui assez convaincant d’un militaire énergique que la débauche a avili. Celui de Cléopâtre est assez inconsistant, et Hildegarde Neil doit s’incliner devant Liz Taylor. La Cléopâtre 1972 est une petite enquiquineuse, du genre qui plaît peut-être (paraît-il) aux messieurs d’un certain âge (l’âge d’Antoine ?). On a du mal à reconnaître dans cette version 1972, l’ambitieuse et très intelligente souveraine égyptienne que fut le dernière des Ptolémées. Il est vrai que le portrait qui est ici dessiné est conforme à l’opinion de ses ennemis romains : le «serpent du Nil», est une catin et rien d’autre…

Octave, quant à lui, campé avec beaucoup de vérité physique, est bien ce successeur sans relief de César — sans relief, mais non sans éclat(s) !

Au passif de la pièce de Shakespeare (et du film) la réconciliation de Sextus Pompée avec les membres du Triumvirat, n’apporte rien à la trame et nuit à la sobriété de l’économie de cette tragédie romantique; on eut mieux utilisé sa peine en montrant les circonstances exactes du retour d’Antoine en Égypte, en parlant des deux enfants qu’il fit à Octavie avant de se décider à rentrer, sa guerre contre les Parthes et toutes ces choses qui sont dans Plutarque et que le tragédien élisabéthain a négligées pour nous montrer un amant fougueux qui, sitôt marié, fuit une épouse intacte pour retourner en Égypte retrouver sa voluptueuse maîtresse, plus rapide que le vent.

À l’actif d’Heston — qui ici l’emporte sur Mankiewicz — il faut signaler l’image profondément hellénique de la cour d’Alexandrie. La majorité des toilettes de Cléopâtre sont de type grec, de même que prédomine sa suivante Charmion sur l’Africaine Iras. Une option suffisament rare tant au cinéma qu’en BD, qui méritait d’être signalée.

 

Michel Eloy