Soirée familiale

Astérix et Obélix contre César

Projection en plein air
Mardi 16 août 2022 à 20h45 - Théâtre antique (Arles)

C’est le puissant César en personne que nos irréductibles Gaulois, Astérix et Obélix, défient ce soir sur le grand écran du Théâtre antique. À coups de poings et de potion magique évidemment. Venez nombreux soutenir la résistance gauloise et fêter la victoire de nos héros sur l’envahisseur romain.

Prélude

Guerre des Gaules
Environ 15 min Société ACTA

Spectacle de reconstitution pour petits et grands afin de tout savoir sur les guerriers gaulois et les légionnaires romains au temps de César, ainsi que sur leur façon de combattre.

Infos pratiques

Date et lieu

Tarifs

  • Plein tarif : 7 €
  • Tarif réduit : 5 €
    (-18 ans, Étudiant (-26 ans), Adhérent Péplum, Adhérent Arelate, Pass monument de la ville (Avantage ou Liberté) daté de la semaine du festival)
  • Pass 3 soirées : 15 €
  • Pass 6 soirées : 25 €

Projection

  • Film diffusé en version française

Le film

Astérix et Obélix contre César

Astérix et Obélix contre César (1999)

Réalisé par : Claude Zidi
Avec : Christian Clavier, Gérard Depardieu, Roberto Benigni
Nationalité : Allemagne, France, Italie
Durée : 109 minutes

Synopsis

Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.
Prolix, un escroc qui se fait passer pour un devin, pousse le petit village à dérober le coffre fiscal du percepteur romain Malosinus qui fait escale dans le camp militaire voisin de Petibonum.
Detritus, second de César, se rend sur place et découvre le secret de l’invincibilité de ce village : une potion magique dont le druide Panoramix détient la formule. Il imagine alors un plan machiavélique pour s’emparer de la formule et renverser César.

A propos

Première adaptation live de la fameuse BD, jusqu’alors toujours en dessin animé à l’écran (excepté la malheureuse tentative TV de 1967, Deux Romains en Gaule).

Le tournage démarra le 2 février 1998 aux Studios Bavaria à Munich (scène de l’amphithéâtre, 3 semaines). L’équipe se transféra ensuite au Studio de La Ferté-Alais dans l’Essonne, à 60 km de Paris (village gaulois) (mars-avril). Les extérieurs, enfin, seront tournés à Clairefontaine dans les Yvelines pour le camp romain; la réunion des druides dans la forêt de Rambouillet; et en Bretagne le discours de César, ouvrant le film.

Avec 70 millions de francs pour l’équipe technique. 40 millions pour les acteurs, 30 pour les décors, 25 pour les effets numériques, 10 pour les effets spéciaux, 6 pour les costumes, etc. soit au total un budget de 280 millions de francs (sans compter 20 millions de publicité pour le lancement en France) Astérix et Obélix contre César aura coûté le quart du budget de Titanic et le double de Germinal ou des Visiteurs.

Suffisamment fidèle à la saga BD pour que le spectateur y trouve ses repères et suffisamment transgressif pour rendre l’histoire intéressante, cette aventure a été écrite en empruntant à divers albums des situations remixées. Ainsi par exemple, comme dans Astérix le Gaulois, Caius Bonus — en fait, Detritus, emprunté au Domaine des dieux — fait enlever le druide Panoramix et torturer Astérix en vue d’arracher aux Gaulois le secret de leur potion magique. Mais dans la BD Panoramix leur concocte une potion aux effets pervers, alors que dans le film il est bien obligé de ne pas tricher : les Gaulois devront alors se munir d’une super-potion. Cette nouvelle aventure filmique, comme jadis les BD, s’ancre dans les préoccupations du temps : le dopage des sportifs (un scandale du Tour de France 1998), ainsi que le clonage et autres manipulations génétiques de nos modernes apprentis sorciers !

Les Romains ayant pris la potion; les Gaulois devront donc surenchérir pour les vaincre… Ceci fait partie des trangressions de la BD (Obélix lui-même, bien que tombé dans la potion étant petit, doit prendre de la super-potion pour vaincre les Romains). C’est ainsi que sera fixée à 10′ le temps d’efficacité de la super-drogue druidique, histoire de laisser aux Romains, déjà plus nombreux, une vague chance de vaincre : «Tenons dix minutes, puis nous les écraserons !»

Les interprètes lives ont été judicieusement choisis — Gérard Depardieu est vraiment «Obélix» — de même les voix de Pierre Tornade et alii. Épinglons encore la musique parodique de Calvi : la partition de Jean-Jacques Goldman, avec ses instruments celtiques, eut pu servir pour un film «sérieux».

 

Michel Eloy