Soirée classique

Ben-Hur

Projection en plein air
Samedi 26 août 2017 à 21h00 - Théâtre antique (Arles)

Infos pratiques

Date et lieu

Tarifs

  • Plein tarif : 7 €
  • Tarif réduit : 5 €
    (Enfants (-12 ans), Etudiant (-26 ans), Demandeur d'emploi, Adhérent Péplum, Adhérent Arelate, Billet du jour au Musée Départemental de l'Arles Antique, Carte d'abonnement ENVIA, Pass' monuments)
  • Pass 3 soirées : 15 €
  • Pass 6 soirées : 25 €

Animation

  • Christophe Champclaux, Spécialiste du cinéma

Projection

  • Film diffusé en version française
  • Version remasterisée

Le film

Ben-Hur

Ben-Hur (1959)

Réalisé par : William Wyler
Avec : Charlton Heston, Stephen Boyd, Haya Harareet
Nationalité : Etats-unis
Durée : 224 minutes

Synopsis

Le tribun Messala revient à Jérusalem où il a passé sa jeunesse. Il doit y assurer le commandement des troupes romaines de Judée. Sa première visite est pour son ami d’enfance, Judas Ben Hur, aristocrate juif. Heureux de se retrouver, les deux hommes sentent néanmoins qu’un fossé les sépare. Pour Messala, il n’existe que la puissance romaine; pour Ben Hur rien n’est au-dessus de la liberté de son peuple. Suite à un malentendu, Messala n’hésitera pas, pour l’exemple, à envoyer son ami aux galères…

A propos

De sublimes images resteront dans les mémoires : la bataille navale et la course de chars. À Cinecittà où ce film américain fut tourné,ce fut pour la jet set un must que de figurer dans la «loge impériale» : le prince Emanuele Ruspoli, la duchesse Nona de Medici (d’Italie), la princesse Irina Wassilchikoff (de Russie), etc. Disons-le tout de suite : ramer sur une galère était un métier exercé par des professionnels et ne fut jamais une peine dans l’Antiquité gréco-romaine. Elle ne le devint que lorque au XVIe s. Les Chevaliers de Rhodes y contraignirent leurs prisonniers turcs. Mais en 1880, lorsque le général Lew Wallace -héros de la Guerre de Sécession- écrivit son roman, on le croyait.
Le tournage commença début mai 1958 et dura un an. Le film de William Wyler fut couronné de 11 Academy Awards.
En novembre 1899, dix-neuf ans après la sortie du roman, «Ben Hur» fit à Broadway l’objet d’une pièce de théâtre, montée par Klaw et Erlanger. Futures vedettes du «grand écran», William S. Hart (Messala) et William Farnum (Ben Hur) s’en partagèrent la vedette. Sur la scène, la course de chars se disputait sur un tapis roulant; vingt années durant la pièce tint l’affiche à travers tous les États-Unis.
Le roman sera à plusieurs reprises adapté au cinéma. En 1907, Sydney Olcoh & F.O. Rose (sans en posséder les droits) en tournent une première version sur une plage de Manhattan, avec le concours de sapeurs-pompiers hippomobiles. Ce fut ensuite le tour de la M.G.M. D’abord avec Ramon Novarro, sur un script qui conservait un aspect intéressant du roman : retour en Judée et désireux de se venger des Romains, Judas Ben Hur montait une armée de résistants (les «Zélotes») avant de se convertir au Christianisme (Fred Niblo, 1925). Une seconde verson M.G.M., avec cette fois Charlton Heston, sautait cet important détail, somme toute pas indispensable (William Wyler, 1959). Après on eut droit à une version dessin animé, avec Charlton Heston en voix off (B. Kowalchuk, 2003). Puis un Ben Hur [au Stade de France] de Robert Hossein (2006). Dans les années ’60, cette version foraine française avait été précédée par un Ben Hur vivant, orchestré par le Grand Cirque de France (1961-1965; reprise 1975). Et ce fut après une version TV qui développait la partie «romaine» -Judas devenait gladiateur et rencontrait la courtisane Iras. Faute de moyens, cette version échoua lamentablement pour la course de chars (Steve Shill, 2010). Enfin, en 2016, Timur Bekmambetov montra, signe des temps, les amis d’enfance -le prince juif et l’officier romain- finissant par se réconcilier. Était-ce dans l’air du temps ? Je n’en suis pas convaincu.