Gladiator II
Prélude
En tenue d’époque, les légionnaires de la Legio VI Ferrata et les civils romains de l’association Arelate vous offrent une reconstitution vivante d’un cortège romain : discipline militaire, élégance des toges, rites et symboles impériaux… tout y est pour raviver l’esprit de l’Antiquité.
Infos pratiques
Date et lieu
- Lundi 17 août 2026 à 20h45
- Théâtre antique, 8 rue du Cloître, Arles (localiser)
- XXXIXe Festival du film Peplum
Tarifs
- Plein tarif : 7 €
- Plein tarif : 5 €(-18 ans, Étudiant (-26 ans), Adhérent Péplum, Adhérent Arelate, Pass monument de la ville (Avantage ou Liberté) daté de la semaine du festival)
- Pass 3 soirées : 15 €
- Pass 6 soirées : 25 €
Animation
- Association Arelate
- Association Leg VI Ferrata
Projection
- Film diffusé en version française
- Interdit aux moins de 12 ans
Le film

Gladiator II (2024)
Synopsis
Seize ans après la mort de Maximus, Rome est désormais sous la coupe de deux empereurs tyranniques, Caracalla et Geta. Lucius Verus, fils de Lucilla et neveu de Commode, coule des jours paisibles en Numidie, alors en rébellion contre l’Empire. Lors de l’attaque de l’armée romaine dirigée par le général Marcus Acacius, la femme de Lucius est tuée et Lucius est réduit en esclavage. Déterminé à se venger d’Acacius, il accepte la proposition de Macrinus, un marchand d’esclaves aussi charismatique que redoutable, de devenir gladiateur et entre dans l’arène du Colisée.
Chaque combat rapproche Lucius de la vérité sur ses origines et sur l’héritage de son père, tandis que Macrinus tire les ficelles en coulisses pour intégrer l’élite de la société romaine et parvenir à ses fins.
A propos
Cinématographiquement, Gladiator II est impeccable, avec son assaut de la ville numide (pendant lequel succombe la femme de Lucius, Arishat), ses scènes d’amphithéâtre avec des cynocéphales enragés ou un rhinocéros, voire une naumachie — la «bataille de Salamine» — avec des requins. Rien à redire. C’est du cinéma. Comme ces tirs de catapultes dans Gladiator I, que Ridley Scott lui-même — dans le bonus du DVD — confessait être beaucoup plus puissantes que les vraies. C’est ça le cinoche : en rajouter toujours un peu plus pour épater un public qui, de toute façon, n’ira pas chercher à voir un peu plus loin.
Caracalla caracolait sur son char… Voici quelques repères chronologiques pour apprécier ce film axé sur la rivalité de Caracalla et Géta, tous deux fils de l’empereur Septime Sévère. Ce dernier avait tiré les marrons du feu après la mort de Commode (Gladiator I), suivi de deux fantoches, Didius Julianus puis Pescennius Niger…
Né le 11 avril 146 à Leptis Magna dans l’actuelle Libye, Septime Sévère (emp. 193-211) se signala par sa campagne victorieuse contre les Parthes (195-199) puis en Bretagne contre les Calédoniens (208-211), au cours de laquelle il décédera (4 février 211). Il avait à ses côtés ses deux fils : Caracalla et Géta, le cadet.
Géta gouvernait la Bretagne inférieure depuis Eburacum (York), où il résidait aux côtés de sa mère, Julia Domna.
Caracalla pour sa part marcha contre les Calédoniens, aux côtés de son père; mais l’expédition s’acheva par le décès de ce dernier suite à une maladie. Aussi Caracalla y mit fin en négociant le retrait romain du mur d’Aurélien et le repli sur le mur d’Hadrien.
C’est en cette année 211 que les deux co-empereurs adjoints devirent empereurs à part entière… Sans pour autant se supporter, vivants chacuns dans leur bulle. Pas longtemps toutefois, car Caracalla fit assassiner son frère Géta le 28 décembre de la même année, soit après un règne de 10 mois et 21 jours. Le film ne donnant aucune précision chronologique, le spectateur pensera que ces deux fous furieux ont toujours vécu de la sorte à Rome, jusqu’à ce que Macrin assassine l’un, puis l’autre. En réalité, monté sur le trône en 211 comme son frère, Caracalla aura, lui, régné six ans2.
Macrin (Macrinus), interprété par Denzel Washington, était un chevalier romain, avocat réputé et ami de Plautien (préfet du prétoire sous Septime Sévère), qui deviendra à son tour préfet du prétoire sous Caracalla. Né vers 164-166, il était natif de Cherchell en Algérie (Césarée de Maurétanie), raison pour laquelle sans doute, dans le film, on en a fait un Noir, comme d’ailleurs Jugurtha (Peter Mensah). Or rien ne prouve que les Numides ou les Maures — aïeux des Berbères — étaient des hommes de couleur. Disons que cela a dû faire plaisir aux wokistes à la mode !
Décédé en 218 à Chalcédoine, Macrin ne régna que quinze mois.
C’est le propre du cinéma d’«idéaliser» les choses, comme par exemple faire nager des requins dans le Colisée. S’il y eu bien une naumachie lors de son inauguration en 80, il n’y en aura plus jamais d’autre car il eut fallut noyer les magasins et entrepôts en sous-sol, et certainement pas à l’eau de mer, indispensable aux requins.
Michel Eloy