La terre des pharaons
Infos pratiques
Date et lieu
- Lundi 24 août 1992 à 21h00
- Théâtre antique, 8 rue du Cloître, Arles (localiser)
- Ve Festival du film Peplum
Tarifs
Projection
- Film diffusé en -
- Tous publics
Le film

La terre des pharaons (1955)
Synopsis
Vers 2 800 ans avant notre ère, le pharaon Chéops, obsédé par le pillage du tombeau de son aïeul Seratini, décide qu’à sa mort son corps et ses fabuleuses richesses seront enfermées dans une pyramide inviolable et colossale afin qu’ils se conservent éternellement.
Sur son ordre, l’un de ses prisonniers de guerre, le talentueux architecte Vashtar, établit des plans dont l’ensemble s’affirme comme un véritable chef-d’œuvre d’audacieuse habileté.
Pour construire cet édifice de 138 mètres de haut, des milliers d’hommes vont être soumis à un travail harassant et souffrir pendant plusieurs années…
A propos
Etonnant scénario que celui de Terre des pharaons, dont l’un des paradoxes est d’être basé — consciemment ou non, peu importe — sur le mythe médiéval de Jacob, l’Hébreu qui aurait construit les pyramides, silos à grain devant sauver l’Égypte pendant la période des vaches maigres. Qui sont ces Kushites, dont le nom devrait désigner plutôt des Éthiopiens, mais dont le dialogue nous situe la capitale du côté de Byblos… c’est-à-dire du côté du Liban/Israël… et dont le chef, incarné par sir Robertson Justice, a la tête — et la barbe — d’un prophète biblique. Vashtar reflétait-il le mythe maçonnique d’Hiram/Salomon et du Grand Temple, ou une illustration du sionisme ? (Nasser interdira la projection du film en Égypte prétextant que Justice, cousin de la reine d’Angleterre, était juif !)
Pour la ville et le palais, Jean-Luc Bovot notera : «Le génie d’Alexandre Trauner s’exprimera dans l’emploi d’un quartier actuel du Caire remodelé et d’une porte trompe-l’œil pour montrer le retour du pharaon Chéops à Memphis. (…) Le palais reconstitué par Alexandre Trauner défia l’absence de sources archéologiques par l’emprunt de la colonnade d’entrée du complexe de la pyramide de Djeser à Saqqarah et des tuiles vernissées vertes du tombeau. Choix judicieux puisque chronologiquement proche du règne de Chéops et à l’époque seul «palais» connu.»
Michel Eloy