Crazy night

300 : la naissance d’un empire

Projection en plein air
vendredi 24 août 2018 à 20h30 - Théâtre antique (Arles)

Une soirée musclée qui promet de grandes performances… Reconstitutions militaires, actes de bravoure et humour décalé vous attendent au pays des spartiates avant de prolonger l’aventure Péplum jusqu’au bout de la nuit.

Avec ses effets spéciaux époustouflants, le film nous replonge en plein milieu de la mer Égée pendant la célèbre bataille qui permit aux Athéniens de repousser les barbares perses.

Prélude

Manœuvres militaires de la phalange grecque
Environ 15 min Association Les Somatophylaques

La phalange d'hoplites a plusieurs fois permis aux Grecs d’écraser les Perses. Nous vous invitons à découvrir ses techniques et ses manœuvres ainsi qu'un duel funéraire en l'honneur des morts au combat.

Conseils pour bien profiter

  • Les soirées peuvent être fraîches, pensez à prendre une petite veste.
  • N'hésitez pas à venir en avance pour prendre vos billets et vous installer tranquillement.
  • Le Théâtre antique est grandiose mais la pierre des gradins peut être inconfortable pour les derrières délicats. Nous vous conseillons de prendre un coussin pour plus de confort.

Infos pratiques

Animation

  • Association Les Somatophylaques
  • Christophe Champclaux, Spécialiste du cinéma

Projection

  • Film diffusé en version française
  • Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des jeunes spectateurs.

Le film

300 : la naissance d'un empire

300 : la naissance d'un empire (2014)

Réalisé par : Noam Murro
Avec : Sullivan Stapleton, Eva Green, Jack O'Connell
Nationalité : Etats-unis
Durée : 102 minutes
Seuls les Dieux peuvent vaincre les Grecs.

Synopsis

490 av. n.È. - Sous les yeux de son fils Xerxès, le roi perse Darius Ier est à la bataille de Marathon mortellement blessé, par une flèche tirée par l'Athénien Thémistocle.
De retour en Perse, la reine Artémise - commandant de sa flotte - le persuade de se venger des Grecs et en fait un dieu-roi.
480 av. n.È. - Dix années s'écoulent. Les Perses mènent une nouvelle offensive contre les Grecs. Le roi de Sparte, Léonidas et ses 300 Spartiates succombent héroïquement aux Thermopyles, cependant qu'au cap Artémision - sur leur flanc droit - Thémistocle et les Athéniens, combattent sur la mer. Quelques semaines plus tard les deux flottes s'affrontent lors de la grande bataille de Salamine qui se déroule peu avant celle de Platées. Les Grecs gagneront cette bataille navale qu'immortalisera le poète Eschyle !

A propos

Alors que La bataille des Thermopyles de Rudolph Maté (1962) restait dans les contingences d'un bon film historique, l'adaptation par Zack Snyder de la BD de Frank Miller exacerbait le mythe spartiate, forgé après le déclin de la cité tant par ses ennemis que par ses thuriféraires, d'accords pour une fois et bien malgré eux. On a beaucoup glosé à propos de 300 (Zack Snyder, 2006), qualifié de film «bushien» à la gloire de l'intervention américaine en Irak. En fait, il s'agissait surtout d'une esthétique de «comic book» à la manière des superhéros de la Marvel ! Son réalisateur Zack Snyder n'en restera pas là puisque comme producteur il mettra en chantier cette suite narrant la resplendissante victoire de Salamine quelques semaines plus tard. Et ce sera donc 300 : Rise of an Empire (2014) ! À quelle naissance d'un empire nous convie le film ? Celui-ci ne le dit pas, mais il s'agit de l'éphémère thalassocratie athénienne. La Ligue de Délos.
Dans le sillage de 300, quelques avisés bouffons flairant les dollars nous concocteront un Spartatouille (Meet the Spartans) (Jason Friedberg & Aaron Seltzer, 2008) et un National Lampoon's 301 : The Legend of Awesomest Maximus («301 : La Légende de Superplus Maximus») (Jeff Kanew, 2009), qui mélange 300, Gladiator et Troy. Et même, pour le marché de la vidéo, un hardcore The Four (Michael Ninn, 2012). Ou comment la veuve de Léonidas, la reine Gorgô (Brea Bennett) et trois farouches - ou peu farouches ? c'est selon - amies, décident de venger leurs défunts époux en s'introduisant dans le camp de Xerxès en vue de lui faire passer le goût du pain à la grecque.
On peut aimer ou pas les incroyables prouesses des trières infographiées. Le casting n'a oublié personne, du fameux nageur et pêcheur d'éponges Scyllias - qui coupa les ancres de la flotte perse - au dramaturge Eschyle, qui rama sur une des trières de Thémistocle et célébrera la victoire en composant la tragédie Les Perses. Bien sûr le héros du jour, Thémistocle, est quelque peu excessivement magnifié (lors de la bataille de Marathon, p.ex.) et la reine Gorgô ne participa pas à la bataille, laissant cette tâche à son amiral Eurybiade.
Quant à la reine Artémise (Eva Green), exacerbée en tueuse psychopathe par le film, les scénaristes en ont reliftés la bio, déjà peaufinée par Hérodote (qui était un sujet de cette reine d'Halicarnasse). Même si elle ne tira pas elle-même le glaive, elle participa physiquement à la bataille, à bord d'un de ses bateau, pour le plus grand scandale des Athéniens qui mirent à prix 5.000 drachmes la tête de l'impudente. Une femme, en effet, est faite pour donner la vie, pas pour combattre les armes à la main. Mises sur le même niveau que les Centaures mi-hommes mi-chevaux - symboles d'hubris, de démesure - les Amazones sont dans la mythologie un exemple de ce qui est contre-nature.
Mais qu'importe, à l'heure de Red Sonja et de Wonder Woman, l'héroïne-guerrière c'est vendeur !